{"id":4580,"date":"2020-04-02T14:56:49","date_gmt":"2020-04-02T14:56:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sportsnewsforyou.com\/?p=4580"},"modified":"2020-04-02T14:56:49","modified_gmt":"2020-04-02T14:56:49","slug":"cinq-pistes-pour-comprendre-pourquoi-le-cancer-se-repand-en-afrique-subsaharienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/googmn.com\/?p=4580","title":{"rendered":"Cinq pistes pour comprendre pourquoi le cancer se r\u00e9pand en Afrique subsaharienne"},"content":{"rendered":"<p><em>&#8220;Des milliers de vies peuvent \u00eatre sauv\u00e9es en Afrique, \u00e0 condition de mettre en route une pr\u00e9vention ad\u00e9quate et un d\u00e9pistage pr\u00e9coce du cancer, ainsi qu\u2019un acc\u00e8s \u00e0 des traitements et des soins appropri\u00e9s&#8221;,<\/em> a d\u00e9clar\u00e9 Matshidiso Moetila, directrice g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), \u00e0 l&#8217;occasion de la journ\u00e9e mondiale contre le cancer institu\u00e9e le 4 f\u00e9vrier.La maladie n&#8217;est pas encore une priorit\u00e9 en mati\u00e8re de sant\u00e9 publique dans la plupart des pays d&#8217;Afrique subsaharienne. Notamment parce que ces derniers concentrent leurs efforts financiers sur les maladies infectieuses que sont le sida, la tuberculose et le paludisme. R\u00e9sultat&nbsp;: ils reste peu de ressources pour s&#8217;attaquer&nbsp;au cancer&nbsp;qui fait pourtant d\u00e9j\u00e0 des ravages. Voici cinq raisons qui expliquent pourquoi le cancer est devenu un fossoyeur sur le continent.&nbsp;Vieillissement et&nbsp;nouveaux modes de vieLe tabagisme, la s\u00e9dentarit\u00e9, l&#8217;alcool, une mauvaise hygi\u00e8ne alimentaire ou encore la pollution&nbsp;associ\u00e9s au viellissement de la population constituent un cocktail fatal sur le continent. &#8220;<em>La mortalit\u00e9 par cancer est proportionnellement plus \u00e9lev\u00e9e en Afrique qu\u2019ailleurs dans le monde. Les cancers repr\u00e9sentent d\u00e9j\u00e0 entre 10 et 20% des pathologies sur le continent africain&#8221;,<\/em>&nbsp;selon une \u00e9tude de l&#8217;Alliance des ligues francophones africaines&nbsp;&amp; m\u00e9dit\u00e9ran\u00e9ennes contre le cancer (Alam) parue en 2017.Aujourd&#8217;hui, la population africaine est la plus jeune \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle de la plan\u00e8te mais les donn\u00e9es d\u00e9mographiques soulignent une rapide progression du vieillissement. <em>&#8220;En 2050, l&#8217;Afrique devrait ainsi compter 215 millions de personnes de 60 ans et plus, soit presque autant qu&#8217;en Europe (241 millions)&#8221;<\/em>, indique \u00e9galement l&#8217;enqu\u00eate de l&#8217;Alliance. Sans une politique ad\u00e9quate,&nbsp;les nouveaux cas de cancer pourraient ainsi doubler \u00e0 l&#8217;horizon 2040. Ils passeraient, selon les chiffres de l&#8217;OMS, <em>de &#8220;1&nbsp;055&nbsp;172 en 2018 \u00e0 2&nbsp;123&nbsp;245&#8221;.<\/em>&nbsp;Une maladie mal diagnostiqu\u00e9e&nbsp;Selon L&#8217;Atlas du cancer, la probabilit\u00e9 de d\u00e9velopper un cancer et celle d&#8217;en mourir sont quasiment les m\u00eames<em>.&nbsp;<\/em><em>&#8220;La majorit\u00e9 des patients sont diagnostiqu\u00e9s lorsque leur cancer se trouve d\u00e9j\u00e0 \u00e0 un stade avanc\u00e9 et qu\u2019une issue positive est devenue moins plausible, m\u00eame dans les pays o\u00f9 le traitement est pourtant disponible et d\u2019un co\u00fbt abordable&#8221;<\/em>, explique la directrice g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;OMS.&nbsp;Le manque d&#8217;information des populations, le niveau de formation des personnels soignants et la concentration des centres de sant\u00e9 ou leur absence sont autant de raisons qui expliquent ce diagnostic tardif. Le Kenya, l&#8217;un des pays africains qui est le plus concern\u00e9 par la maladie, &#8220;compte 22 oncologues pour &#8220;<em>46 millions de personnes&#8221;,<\/em> rapporte le bulletin ulletin de l&#8217;OMS&nbsp;&nbsp;publi\u00e9 en 2018. Au Nigeria, les m\u00e9decins sont form\u00e9s par Skype par des confr\u00e8res britanniques.&nbsp;Le cancer touche des populations d\u00e9j\u00e0 vuln\u00e9rablesD&#8217;apr\u00e8s le r\u00e9cent rapport d&#8217;Alam, les femmes et les enfants sont les plus touch\u00e9s par le cancer. Les premi\u00e8res repr\u00e9sentent <em>&#8220;60% des nouveaux cas et 55% des d\u00e9c\u00e8s, \u00e0 l\u2019inverse de ce que l\u2019on observe dans les pays occidentaux&#8221;<\/em>. De m\u00eame, les cas chez les enfants de&nbsp;moins de 15 ans <em>&#8220;repr\u00e9sentent 4 \u00e0 6% des cancers contre 0,5% dans les pays occidentaux&#8221;.&nbsp;<\/em>Des soins on\u00e9reux&nbsp;La pauvret\u00e9 est l&#8217;un des principaux obstacles \u00e0 la gu\u00e9rison des malades qui ne peuvent pas&nbsp;payer&nbsp;le traitement quand il existe. Cependant, des pays comme le Bostwana, le Kenya ou encore le Rwanda font partie des rares pays qui offrent une prise en charge.&nbsp;<em>&#8220;Le traitement du cancer est accessible et rembours\u00e9 par la Mutuelle de sant\u00e9, le&nbsp;<\/em><em>r\u00e9gime national d&#8217;assurance maladie couvrant environ 90% des 11,6 millions de Rwandais (&#8230;)<\/em><em>&#8220;, <\/em>indique une enqu\u00eate de l&#8217;OMS. Les soins sont prodigu\u00e9s dans les h\u00f4pitaux universitaires et l&#8217;h\u00f4pital Butaro, un centre d\u2019excellence soutenu par l&#8217;ONG Partners in Health.&nbsp;Un paradoxe&nbsp;: les Africaines meurent d&#8217;un des cancers les mieux pris en charge&nbsp;Le cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus, des seins et de la prostate sont les&nbsp;cas les plus fr\u00e9quents en Afrique subsaharienne. <em>&#8220;Environ une femme sur 26 d\u00e9veloppera un cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus au cours de sa vie et une sur 40 en mourra&#8221;<\/em>, d&#8217;apr\u00e8s&nbsp;L&#8217;Altas du cancer. En Afrique subsaharienne, ajoute l&#8217;OMS,&nbsp;le cancer du col de l&#8217;ut\u00e9rus &#8220;<em>repr\u00e9sente chaque ann\u00e9e 22% de tous les cancers f\u00e9minins et 12% de tous les cancers nouvellement diagnostiqu\u00e9s chez les hommes et les femmes&#8221;.<\/em>Or cette maladie compte parmi celles dont les soins ont \u00e9t\u00e9 largement am\u00e9lior\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es.&nbsp;<em>&#8220;Le cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus <\/em>(qui est mis en avant pour cette journ\u00e9e 2019)<em> est l\u2019une des formes de cancer <\/em>(que l&#8217;on peut pr\u00e9venir et traiter)<em> , \u00e0 condition qu\u2019il soit d\u00e9tect\u00e9 t\u00f4t et&nbsp;efficacement pris en charge (&#8230;),&nbsp;<\/em>peut-on lire sur le site du bureau r\u00e9gional Afrique de l&#8217;OMS<em>.&nbsp;<\/em>Le vaccin contre le papillomavirus humain est \u00e9galement un bon moyen de pr\u00e9vention.<em> &#8220;<\/em><em>Malheureusement, la majorit\u00e9 des femmes africaines n\u2019ont toujours pas acc\u00e8s aux programmes de pr\u00e9vention du cancer du col ut\u00e9rin.&#8221;<\/em>D&#8217;apr\u00e8s l&#8217;OMS, un tiers des cancers, tous types confondus, peuvent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s.&nbsp;Click Here: <a href='https:\/\/www.miugolf.com\/index.php?route=product\/special' title='Golf special'>Golf special<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8220;Des milliers de vies peuvent \u00eatre sauv\u00e9es en Afrique, \u00e0 condition de mettre en route une pr\u00e9vention ad\u00e9quate et un d\u00e9pistage pr\u00e9coce du cancer, ainsi qu\u2019un acc\u00e8s \u00e0 des traitements et des soins appropri\u00e9s&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 Matshidiso Moetila, directrice g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), \u00e0 l&#8217;occasion de la journ\u00e9e mondiale contre le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-4580","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4580","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4580"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4580\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4580"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4580"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4580"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}