{"id":2739,"date":"2019-12-02T17:42:35","date_gmt":"2019-12-02T17:42:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.sportsnewsforyou.com\/?p=2739"},"modified":"2019-12-02T17:42:35","modified_gmt":"2019-12-02T17:42:35","slug":"notre-enfant-je-voulais-construire-une-anti-heroine-un-personnage-qui-va-a-plusieurs-reprises-faire-linverse-de-ce-qui-est-bien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/googmn.com\/?p=2739","title":{"rendered":"Notre enfant : &#8220;Je voulais construire une anti-h\u00e9ro\u00efne. Un personnage qui va, \u00e0 plusieurs reprises, faire l&#8217;inverse de ce qui est bien.&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>Avec &#8220;Notre enfant&#8221;, le cin\u00e9aste Diego Lerman raconte le parcours, \u00e0 la morale vacillante, d&#8217;une femme en qu\u00eate de b\u00e9b\u00e9 dans l&#8217;arri\u00e8re-pays argentin. Rencontre.<\/p>\n<p>AlloCin\u00e9 : Vous d\u00e9crivez ce film comme un road-movie moral, comme un thriller moral. Qu&#8217;entendez-vous par l\u00e0 ?<\/p>\n<p>Diego Lerman :\u00a0Cette id\u00e9e d&#8217;un thriller se retrouve dans la mani\u00e8re dont je raconte ce film, qui est au final un road-movie avec des \u00e9l\u00e9ments de thriller. Finalement, ce qui est en jeu ici, c&#8217;est la confrontation sur la construction de la morale. Une morale individuelle et sociale. Qu&#8217;est-ce qui est bien et qu&#8217;est-ce qui est mal dans un monde o\u00f9 certaines valeurs humaines essentielles sont omises ou passent au second plan ? Je m&#8217;int\u00e9ressais \u00e0 la trag\u00e9die grecque et \u00e0 la fa\u00e7on dont les personnages op\u00e8rent dans le cadre d&#8217;un ordre \u00e9tabli dans lequel les individus font ce qu&#8217;ils peuvent face \u00e0 un contexte extr\u00eamement hostile et inhumain, o\u00f9 il y a un ordre sup\u00e9rieur o\u00f9 les individus d\u00e9pendent de la chance et du destin.<\/p>\n<blockquote class=\"article-quote\"><p>L&#8217;argent gouverne l&#8217;id\u00e9ologie de notre \u00e9poque.<\/p><\/blockquote>\n<p>Au-del\u00e0 de cette histoire particuli\u00e8re, votre film offre un point de vue global sur la soci\u00e9t\u00e9 humaine, o\u00f9 quelque chose d&#8217;aussi beau et naturel qu&#8217;un b\u00e9b\u00e9 devient une chose avec une valeur marchande. C&#8217;est une vision que vous aviez avant de vous lancer dans les recherches pour votre film ?<\/p>\n<p>Absolument. L&#8217;argent gouverne l&#8217;id\u00e9ologie de notre \u00e9poque. Il semble que le paradigme dominant est celui de la pr\u00e9dominance des relations arbitr\u00e9es par l&#8217;argent. Je m&#8217;int\u00e9ressais \u00e0 l&#8217;id\u00e9e de penser \u00e0 l&#8217;arriv\u00e9e d&#8217;un nouveau-n\u00e9 qui, d\u00e8s qu&#8217;il quitte l&#8217;ut\u00e9rus de sa m\u00e8re, se retrouve imm\u00e9diatement et brutalement confront\u00e9 \u00e0 un monde qui fait de lui un bien de valeur sur le march\u00e9. Et je voulais enqu\u00eater sur la mani\u00e8re dont cette organisation mercantile et n\u00e9olib\u00e9rale pr\u00e9vaut comme une id\u00e9ologie dans l&#8217;organisation actuelle de l&#8217;humanit\u00e9. Dans une histoire comme celle de Notre enfant, cette id\u00e9e est mise en \u00e9vidence de mani\u00e8re extr\u00eame.<\/p>\n<p>Que pouvez-vous nous dire de vos recherches sur le processus d&#8217;adoption en Argentine ? Comme vous le montrez \u00e0 travers le personnage du docteur, il semble que tout le monde soit impliqu\u00e9 dans ce commerce ill\u00e9gal&#8230;<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me l\u00e9gal des adoptions en Argentine ne fonctionne pas bien. C&#8217;est la principale cause du d\u00e9veloppement du march\u00e9 de l&#8217;adoption ill\u00e9gale, qui r\u00e9pond \u00e0 la demande de ceux qui veulent adopter et en sont emp\u00each\u00e9s alors que des enfants \u00e0 adopter sont \u00e9lev\u00e9s dans la solitude dans les orphelinats et attendent des ann\u00e9es que la bureaucratie leur donne l&#8217;acc\u00e8s \u00e0 une nouvelle famille, ce qui n&#8217;arrive la plupart du temps jamais. C&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il y a des enfants qui attendent, des m\u00e8res qui veulent faire adopter leurs enfants, et des couples ou des m\u00e8res potentielles qui veulent adopter. Mais \u00e0 cause de l&#8217;inefficacit\u00e9 de l&#8217;organisation d&#8217;\u00e9tat, rien de tout cela ne fonctionne. Il y a un troisi\u00e8me facteur qui a une vraie influence et qui est en lien avec une loi qui est actuellement discut\u00e9e au Congr\u00e8s argentin et qui divise la soci\u00e9t\u00e9 : la l\u00e9galisation de l&#8217;avortement. Bref, c&#8217;est l&#8217;absence de l&#8217;Etat qui fait prolif\u00e9rer plusieurs pseudo-mafias qui organisent un march\u00e9 noir des b\u00e9b\u00e9s en profitant du contexte et du d\u00e9sespoir de ceux qui veulent adopter d&#8217;une part, et d&#8217;autre part du manque de ressources \u00e9conomiques et mat\u00e9rielles des femmes \u00e0 faibles revenus qui sont livr\u00e9es \u00e0 elles-m\u00eames, sans r\u00e9seaux qui leur permettent d&#8217;\u00eatre encourag\u00e9es \u00e0 \u00e9lever seules le b\u00e9b\u00e9. Ce contexte a permis la prolif\u00e9ration de ces petites mafias compos\u00e9es de m\u00e9decins, d&#8217;infirmi\u00e8res, de juges et d&#8217;avocats. Au moment de faire des recherches en amont du tournage, j&#8217;ai fait toutes sortes d&#8217;interviews, y compris en nous faisant passer pour un couple d\u00e9sirant adopter. Nous sommes all\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9tape o\u00f9 ils nous ont demand\u00e9 30 000 dollars.<\/p>\n<blockquote class=\"article-quote\"><p>Je voulais construire une anti-h\u00e9ro\u00efne. Un personnage qui va, \u00e0 plusieurs reprises, faire l&#8217;inverse de ce qui est bien.<\/p><\/blockquote>\n<p>Le film est port\u00e9 par une femme qui n&#8217;est pas parfaite, pas morale, pas forc\u00e9ment aimable&#8230; et en m\u00eame temps tellement humaine et donc tellement int\u00e9ressante. Quel est le processus d&#8217;\u00e9criture pour d\u00e9velopper un personnage comme celui-l\u00e0 ?<\/p>\n<p>Je voulais construire une anti-h\u00e9ro\u00efne. Un personnage qui va, \u00e0 plusieurs reprises, faire l&#8217;inverse de ce qui est bien. Un personnage plein d&#8217;\u00e9motion, qui manque parfois de rationalit\u00e9. J&#8217;ai travaill\u00e9 avec l&#8217;id\u00e9e que Malena est dans un \u00e9tat d&#8217;extr\u00eame fragilit\u00e9 et de vuln\u00e9rabilit\u00e9, presque un personnage psychiatrique. Je voulais qu&#8217;elle soit proche du spectateur et suivre l&#8217;histoire \u00e0 travers son point de vue, tout en mettant une distance qui permette au spectateur de confronter ses propres jugements de valeurs et de moralit\u00e9 aux d\u00e9cisions prises par Malena. En ce sens, c&#8217;est un film risqu\u00e9 car il parie sur un personnage principal qui n&#8217;aspire pas \u00e0 g\u00e9n\u00e9rer de l&#8217;empathie, mais qui est tr\u00e8s humain avec toutes les imperfections et les contractions que cela entra\u00eene. Le personnage de Malena engendre toutes sortes de r\u00e9actions, de la compr\u00e9hension \u00e0 la distance. C&#8217;est justement ce mouvement qui m&#8217;a sembl\u00e9 int\u00e9ressant \u00e0 explorer dans le cadre d&#8217;un parcours moral.<\/p>\n<blockquote class=\"article-quote\"><p>J&#8217;avais besoin d&#8217;une actrice pr\u00eate \u00e0 vivre une exp\u00e9rience<\/p><\/blockquote>\n<p>Votre actrice principale,\u00a0B\u00e1rbara Lennie, est totalement habit\u00e9e par le personnage et semble constamment d\u00e9chir\u00e9e, \u00e0 bout de souffle, bris\u00e9e&#8230; Comment avez-vous travaill\u00e9 avec elle et dans quel \u00e9tat a t-elle termin\u00e9 ce tournage, in\u00e9vitablement \u00e9puisant psychologiquement ?<\/p>\n<p>Barbara Lennie est une actrice fantastique. Quand j&#8217;ai vu Magical Girl, j&#8217;ai voulu travaill\u00e9 avec elle. Nous avons une amie commune et elle nous a pr\u00e9sent\u00e9s. Les choses se sont faites un peu par hasard. Quand le tournage a commenc\u00e9, j&#8217;\u00e9tais certain d&#8217;avoir pris la bonne d\u00e9cision et que ce serait chance de faire ce film avec Barbara, qui \u00e9tait une vraie alli\u00e9e. J&#8217;avais besoin d&#8217;une actrice pr\u00eate \u00e0 vivre une exp\u00e9rience, pr\u00eate \u00e0 se glisser dans la peau et la psychologie d&#8217;un personnage d\u00e9chir\u00e9 par ses \u00e9motions. Pr\u00eate \u00e0 travailler avec la douleur. C&#8217;\u00e9tait un grand d\u00e9fi, avec un tournage dans la chaleur d&#8217;une petite ville de province \u00e0 la fronti\u00e8re entre l&#8217;Argentine et le Br\u00e9sil, dans des conditions pas tout \u00e0 fait confortables. C&#8217;\u00e9tait la premi\u00e8re fois que Barbara travaillait avec des acteurs non professionnels, et le sc\u00e9nario \u00e9voluait au fur et \u00e0 mesure du tournage. Ca a \u00e9t\u00e9 une s\u00e9ance \u00e9prouvante pour Barbara. Elle a \u00e9t\u00e9 ma complice indispensable, je ne peux pas imaginer ce film sans elle.<\/p>\n<p>Comme elle, tous les personnages du film sont &#8220;gris&#8221;. Ils n&#8217;agissent pas forc\u00e9ment bien, mais chacun a une bonne raison d&#8217;agir ainsi. C&#8217;\u00e9tait important d&#8217;\u00e9carter tout\u00a0manich\u00e9isme et de ne pas juger vos personnages ?<\/p>\n<p>Ne pas juger ses personnages est fondamental, pour n&#8217;importe quel film. J&#8217;essaie de rester au niveau de tous les personnages, m\u00eame ceux qui ne pensent pas comme moi. J&#8217;essaie de ne jamais me mettre au dessus d&#8217;eux. C&#8217;est quelque chose qui me semble fondamental et je pense que c&#8217;est aussi quelque chose qui les rend beaucoup plus cr\u00e9dibles et vraisemblables.<\/p>\n<blockquote class=\"article-quote\"><p>D&#8217;une certaine fa\u00e7on, Malena et Marcela viennent de plan\u00e8tes diff\u00e9rentes, et je voulais que cette distance vienne \u00e9galement de la strat\u00e9gie de casting.<\/p><\/blockquote>\n<p>Vous parliez des acteurs non-professionnels, tous issus de la petite ville o\u00f9 vous avez tourn\u00e9. Comment avez-vous travaill\u00e9 avec eux ?<\/p>\n<p>Nous avons fait un casting assez large dans la r\u00e9gion : mon d\u00e9sir \u00e9tait de travailler avec les locaux pour tous les r\u00f4les secondaires. Il y a eu une formation avant le d\u00e9but du tournage, avec un travail majeur de la part\u00a0de la directrice de casting Maria Laura Berch. Nous avons tourn\u00e9 quelques essais avec chacun des acteurs pour mieux les conna\u00eetre avant de tourner. D&#8217;une certaine fa\u00e7on, Malena et Marcela viennent de plan\u00e8tes diff\u00e9rentes, et je voulais que cette distance vienne \u00e9galement de la strat\u00e9gie de casting. Pour le personnage de Marcela, je cherchais dans cette petite ville de moins de 2 000 habitants une femme ayant travers\u00e9 une situation similaire \u00e0 celle du personnage. Un jour, j&#8217;ai rencontr\u00e9 Yanina Avila, qui travaille pour la municipalit\u00e9. Nous avons fait quelques tests et c&#8217;\u00e9tait admirable ce qu&#8217;elle transmettait \u00e0 la cam\u00e9ra. Je lui ai propos\u00e9 de faire le film. D\u00e8s que j&#8217;ai vu son premier casting, j&#8217;ai su que ce serait quelqu&#8217;un de tr\u00e8s important pour le film. Et \u00e7a a \u00e9t\u00e9 le cas. La performance de Yanina est extraordinaire, elle a donn\u00e9 une v\u00e9rit\u00e9 et une humanit\u00e9 \u00e0 son personnage qui \u00e9tait essentiel pour le reste de l&#8217;histoire. Yanina n&#8217;avait jamais imagin\u00e9 tourner dans un film. Petit \u00e0 petit, nous lui avons appris les r\u00e8gles de base pour jouer, comme ne pas regarder la cam\u00e9ra et ce genre de choses. Jour apr\u00e8s jour, ce que Yanina a fait \u00e9tait impressionnant. Quand nous avons fini le tournage, elle m&#8217;a demand\u00e9 o\u00f9 elle pourrait apprendre la com\u00e9die, je lui ai recommand\u00e9 de ne pas le faire car elle n&#8217;en avait pas besoin.<\/p>\n<blockquote class=\"article-quote\"><p>Il y a une id\u00e9e qui traverse le film : le monde tel qu&#8217;il est actuellement organis\u00e9 ne fonctionne pas bien.<\/p><\/blockquote>\n<p>Qu&#8217;est-ce que les habitants de ce village ont pens\u00e9 de cette histoire et de ce r\u00e9cit d&#8217;une face cach\u00e9e du pays ? Et plus largement, comment le film a \u00e9t\u00e9 per\u00e7u en Argentine ?<\/p>\n<p>Pour moi faire un film, c&#8217;est partir \u00e0 l&#8217;aventure. Chaque fois que je commence \u00e0 d\u00e9velopper une id\u00e9e, je ne sais pas tr\u00e8s bien o\u00f9 je vais finir. Le film est le r\u00e9sultat d&#8217;un processus de recherche, de d\u00e9veloppement et de prise de position sur une r\u00e9alit\u00e9. \u00c0 un moment donn\u00e9, c&#8217;est un film politique. Mais ce n&#8217;est pas un film qui essaie de dire une v\u00e9rit\u00e9, c&#8217;est simplement un point de vue parmi d&#8217;autres. Mais il y a une id\u00e9e qui le traverse : le monde tel qu&#8217;il est actuellement organis\u00e9 ne fonctionne pas bien. Nous devons inventer quelque chose d&#8217;autre, car nous sommes tous perdants. Il doit y avoir un autre moyen, ou du moins nous devrions le chercher. En Argentine, le film a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s bien accueilli par les critiques et par une partie du public dans un contexte tr\u00e8s d\u00e9favorable pour la distribution du cin\u00e9ma d&#8217;auteur. Et il y a deux semaines, le film a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9 sur Netflix o\u00f9 il a eu un impact important. Dans les salles, il est sorti dans douze pays, g\u00e9n\u00e9ralement sur de petits circuits. Nous avons \u00e9t\u00e9 re\u00e7us dans diff\u00e9rents festivals \u00e0 travers le monde, ce qui est une exp\u00e9rience \u00e9mouvante, surtout en voyant que le public des pays si loin de l&#8217;Argentine est touch\u00e9 par le film. L&#8217;exp\u00e9rience la plus forte de ce point de vue a \u00e9t\u00e9 la projection en Inde.<\/p>\n<p>En France, le film sort donc sous le titre &#8220;Notre enfant&#8221;. Que pensez-vous de ce titre ?<\/p>\n<p>C&#8217;est un choix des distributeurs fran\u00e7ais. Ils sont tr\u00e8s courageux de sortir notre film, ils l&#8217;aiment beaucoup et ils consid\u00e8rent que ce titre peut \u00eatre plus attractif pour le public fran\u00e7ais. &#8220;Une sorte de famille&#8221; est le titre que j&#8217;ai choisi, et c&#8217;est ce qu&#8217;ils forment finalement entre Malena, Marcela et le b\u00e9b\u00e9. C&#8217;est une vision quelque peu ind\u00e9finie de ce qu&#8217;ils cherchent et d&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9, c&#8217;est ce \u00e0 quoi les personnages parviennent apr\u00e8s cet incident. Je m&#8217;int\u00e9resse \u00e0 cet espace ind\u00e9fini et d\u00e9labr\u00e9 de la notion traditionnelle de ce que la famille implique et de sa fonction dans la structuration de la soci\u00e9t\u00e9 actuelle.<\/p>\n<p>Il y a peu de films o\u00f9 on ressent vraiment la chaleur. &#8220;Notre enfant&#8221; en fait partie. Comment avez-vous approch\u00e9 cela en terme de mise en sc\u00e8ne ?<\/p>\n<p>Je suis ravi que vous ayez ressenti cela. C&#8217;est un vrai compliment. C&#8217;est ce que je recherche en faisant des films, transmettre des sensations. Que le spectateur ne quitte pas la salle de cin\u00e9ma dans le m\u00eame \u00e9tat qu&#8217;il y \u00e9tait entr\u00e9. J&#8217;essaie de faire des films personnels et vivants, je les fais avec beaucoup de passion et si quelque chose de tout ce que j&#8217;y mets est transmis, je peux dire que je suis satisfait. Je fais partie de ces cin\u00e9astes qui aiment les d\u00e9fis et prennent des risques : je n&#8217;aime pas les zones confortables et j&#8217;essaie de rendre chaque film diff\u00e9rent du pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p>Canicule : ces films dans lesquels il fait chaud, tr\u00e8s chaud<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec &#8220;Notre enfant&#8221;, le cin\u00e9aste Diego Lerman raconte le parcours, \u00e0 la morale vacillante, d&#8217;une femme en qu\u00eate de b\u00e9b\u00e9 dans l&#8217;arri\u00e8re-pays argentin. Rencontre. AlloCin\u00e9 : Vous d\u00e9crivez ce film comme un road-movie moral, comme un thriller moral. Qu&#8217;entendez-vous par l\u00e0 ? Diego Lerman :\u00a0Cette id\u00e9e d&#8217;un thriller se retrouve dans la mani\u00e8re dont je&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-2739","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2739","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2739"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2739\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2739"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2739"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/googmn.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2739"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}